AYA DE YOPOUGON

affiche Aya de YopougonFilm de Marguerite Abouet & Clément Oubrerie
(Animation – France – 2013 – 1h24)
Avec: Aïssa Maïga, Tella Kpomahou, Jacky Ido …
Film présenté dans le cadre de la 10è  édition de la Nuit de la BD, en partenariat avec K’on Voit Exceptionnel

Fin des années 1970, en Côte d’Ivoire à Yopougon, quartier populaire d’Abidjan. C’est là que vit Aya, 19 ans, une jeune fille sérieuse qui préfère rester étudier à la maison plutôt que de sortir avec ses copines. Aya partage ses journées entre l’école, la famille et ses deux meilleures amies : Adjoua et Bintou, qui ne pensent qu’à aller gazer en douce à la nuit tombée dans les maquis. Les choses se gâtent lorsque qu’Adjoua se retrouve enceinte par mégarde. Que faire ? L’avouer à sa famille ou consulter une « dame qui enlève les grossesses » ? Lorsque Moussa, le fils Sissoko, apprend qu’il est le père du futur enfant, il est désemparé…

« Les amateurs de BD connaissent bien Aya, jolie fille du quartier populaire de Yopougon, alias « Yop City », à Abidjan. Les auteurs, Marguerite Abouet (qui s’inspire de ses souvenirs personnels) et Clément Oubrerie lui consacrent aujourd’hui un dessin animé. En fait, elles sont trois : deux cigales, toujours à courir les « maquis » (les petits bars de nuit où l’on danse) et à rêver d’amour, et Aya, la narratrice, élève studieuse, témoin sage et goguenard des frasques de ses copines. Tout déborde de vie, de la petite case familiale à la villa pompeuse du patron local, du palace chic au coin tranquille où les jeunes gens font l’amour. Les couleurs vibrent : murs ocre ou bleu délavé, ciel blanc, tissus bigarrés des boubous. L’évocation des années 1970 est savoureuse. Les deux réalisateurs ont même poussé le plaisir jusqu’à glisser quelques « vraies » pubs d’époque, où l’on apprend, par exemple, que la bière, c’est vraiment bon pour la santé. Le tableau est tendre, mais pas idéalisé : les filles risquent toujours de se faire « enceinter » par un « génito » (la version ivoirienne du playboy). Tout le monde se mêle de tout, s’engueule, se ment, se lance dans d’interminables palabres dans le français de là-bas, vert et imagé, bien mis en valeur par les voix d’Aissa Maïga et de ses partenaires. Comme disent les copines d’Aya quand elles aiment quelque chose, ce film nous « enjaille trop » ! »
Cécile Mury – Télérama

Séances

Vernoux en Vivarais (salle Louis Nodon)
samedi 01 mars à 18h

Bande annonce

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