BALLERINA

Film de Eric Summer, Eric Warin
Animation
France, Canada – 2016 – 1h29
Avec les voix de Camille Cottin, Malik Bentalha, Kaycie Chase, Magali Barney, Frédéric Souterelle
Ciné jeunesse – A partir de 5 ans

De l’animation française ultrasoignée, dans la lignée d' »Un monstre à Paris ». Mieux, même !
L’ Express

Ce petit bijou de poésie bourré de charme et de personnages attachants va donner des idées à toutes les petites filles.
Public

Énergique et drôle, le superbe « Ballerina » est une réussite gorgée de bonne humeur. 
20 Minutes

SYNOPSIS

Félicie est une jeune orpheline bretonne qui n’a qu’une passion : la danse. Avec son meilleur ami Victor qui aimerait devenir un grand inventeur, ils mettent au point un plan rocambolesque pour s’échapper de l’orphelinat, direction Paris, ville lumière et sa Tour Eiffel en construction !

CRITIQUE

Dans le petit monde du cinéma d’animation, difficile d’échapper à la concurrence américaine, où les studios Disney-Pixar règnent en maître. Pourtant, le cinéma francophone résiste encore et toujours à l’envahisseur et cherche à imposer ses projets ; certes avec un budget bien moindre que celui accordé aux géants, mais avec une détermination tout aussi gargantuesque. Certes, le résultat final ressemble davantage aux dessins animés de notre enfance, à Anastasia de Don Bluth (ce qui ne manque pas de charme), qu’à des productions contemporaines comme La reine des neiges ou Vaiana, mais avec un budget de 30 millions de dollars là où les Américains mettent quelques 200 millions de dollars sur la table, il ne faut pas s’attendre à des miracles.
Délocalisée au Canada, la production a ainsi redoublé d’imagination pour mener à bien Ballerina, épaulée par des danseurs professionnels et des producteurs très emballés par le projet de réaliser un film d’animation à la française au réalisme poussé, notamment dans l’architecture parisienne.
Si le résultat est aussi réaliste, ce n’est pas seulement grâce à la qualité de l’animation, qui joue bien entendu beaucoup. La danseuse Aurélie Dupont a ainsi prêté ses traits et ses mouvements aux personnages, afin que le spectateur se croie réellement à l’opéra, entre pirouettes et entrechats. La technique du keyframe a été employée, ce qui a permis encore plus de véracité dans les différents mouvements grâce à des images-clés.

Le story-board a ainsi pris forme peu à peu, grâce au travail minutieux des producteurs mais aussi au directeur artistique, qui a cherché à reconstituer le Paris de l’année 1887. Si Ballerina se distingue, c’est avant tout grâce à cette vision historique et minutieuse de la capitale. La Tour Eiffel était en construction, la mutation voulue par le baron Haussmann était en marche, et l’Opéra Garnier illuminait déjà le quartier d’Auber. La vision enchanteresse de la capitale rappelle celle du Bossu de Notre-Dame, dans lequel la cathédrale était reconstituée avec tellement de minutie qu’elle en devenait palpable. Ici, les bâtiments sont modélisés, ce qui rend l’animation encore plus belle et Paris encore plus féerique – si c’est possible.

Reste le scénario, qui est assez prévisible et naïf. Si la discipline exigée par la danse classique est bien représentée, il apparaît assez simple de devenir une ballerine alors que les petits rats de l’Opéra de Paris travaillent d’arrache-pied (au sens propre comme au figuré) pour réaliser des figures que la jeune Félicie parvient à effectuer en seulement quelques jours. N’oublions pas toutefois qu’il s’agit d’un film pour enfants à partir de 3 ans, raison sinéquanone semble-t-il pour faire des difficultés de la vie des promenades de santé.

Si le fait de voir travailler des enfants (la jeune Félicie s’occupe du ménage pour d’insupportables bourgeois ; son ami Victor est engagé chez un célèbre inventeur) est toujours curieux, même dans un film d’animation où les sentiments les plus bas sont souvent léchés, la méchante de l’histoire est ici parfaitement ridicule. Mélange au départ savoureux entre Cruella d’Enfer, Maléfice et la belle-mère de Blanche-Neige, elle devient de plus en plus caricaturale lorsqu’il s’agit de faire rentrer sa fille à l’Opéra. Est-il nécessaire d’aller jusque-là pour faire de son enfant une ballerine ? Mais les tous-petits apprécieront.
Ballerina, production convenable, se distingue tout de même par son humour, son optimisme et sa volonté de donner un autre regard, plus ouvert et moins rigide, sur le petit monde de la danse classique et sur l’Opéra Garnier. De là à susciter des vocations ? C’est tout le bien qu’on peut lui souhaiter !

Virginie Morisson – A Voir A Lire

Ce film est précédé du court métrage

LE VAGABOND DE St MARCEL
Film de Rony Hotin
Animation – France – 2013 – 08’07

De nos, jours, sur un quai de métro parisien, un sans-abri semble plus heureux que quiconque malgré sa condition.
En effet, chaque nuit, après la fermeture des grilles de sa station, ses rêves prennent vie sans qu’il n’ait jamais encore eu à en payer le prix.

SÉANCES

Vernoux, salle Louis Nodon
DateHeureVersionExtra info
Samedi 7 janvier 201716h 00VF
Dimanche 8 janvier 201711h 00VF
Lamastre, centre culturel
DateHeureVersionExtra info
Samedi 7 janvier 201716h 00VF
Dimanche 8 janvier 201711h 00VF

BANDE ANNONCE

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