FEDORA

affiche FedoraFilm de Billy Wilder
(Drame – France / Allemagne – 1978 – 1h56 – V.O.S.T.)
Avec: Marthe Keller, William Holden, Hildegard Knef …
Film programmé dans le cadre de notre cycle « mémoire du cinéma », en partenariat avec [Les Écrans.

Barry Detweiler (William Holden), un producteur indépendant sur le retour, débarque à Corfou pour y soumettre un projet de film – celui de la dernière chance – à une grande star retirée et devenue inaccessible, Fedora, qu’il connut lorsqu’il était tout jeune assistant réalisateur.  Cette sorte de Garbo vit recluse dans une demeure isolée, sur une petite île, seulement entourée de son amie, la comtesse Sobryanski, du fils de celle-ci, de sa secrétaire particulière, de son médecin et d’un chauffeur blond à l’allure glaciale. Échouant à entrer en contact avec la comédienne par les moyens classiques, Barry Detweiler entreprend d’approcher le médecin de Fedora, qu’un net penchant pour les alcools forts amène à fréquenter le bar de son hôtel. Mais un petit tour discret aux abords de la vaste villa le rend plus que perplexe. Fedora la recluse l’est-elle de son plein gré ?

« Coup de griffe à un Hollywood qui ne témoigne plus aucun respect à ceux de sa génération, Fedora est un film surprenant dans la carrière finissante de Billy Wilder. Jugé peu vendeur aux États-Unis, réalisé en Europe, il fut financé par une petite structure d’Allemagne fédérale, avec le soutien de la Société française de production et des décors du grand Alexandre Trauner !  […] Portant à l’écran un scénario plein de rebondissements, qui se plaît à brouiller les pistes, Billy Wilder signe en 1978 une œuvre amère et lucide sur le désir de jeunesse éternelle dont Hollywood fait une obsession, avec tout ce que cela suppose d’artificialité et de tricherie… La complexe figure de Fedora, que le spectateur aborde de manière de plus en plus fine à mesure que le film avance, offre au cinéaste l’occasion d’une réflexion sur les stars, figures centrales du système hollywoodien, dont la légende s’écrit pour ne jamais devoir être effacée. Construit sur une série de flash-back à partir de la mort tragique de Fedora, le film prend d’emblée une dimension mystérieuse et un rythme haletant. Il fait écho, pour le fond comme pour la forme, au génial Sunset Boulevard (1950) du même Billy Wilder, avec, déjà, William Holden, mise en abyme virtuose et implacable de la foire aux vanités hollywoodienne. Marthe Keller, énigmatique Fedora, Hildegard Knef, Michael York et même Henry Fonda (en président de l’Académie des Oscars) complètent avec bonheur la distribution. »
Arnaud Schwartz – La Croix

Séances

Vernoux (salle Louis Nodon)
samedi 08 février à 20h30
lundi 10 février à 18h

Lamastre (centre culturel)
mardi 11 février à 20h30

Bande annonce

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