GRAND CENTRAL

AFFICHE GRAND CENTRALFilm de Rebecca Zlotowski
(Drame / Romance – France – 2013 – 1h34)
Avec: Tahar Rahim, Léa Seydoux, Olivier Gourmet, Denis Ménochet…

De petits boulots en petits boulots, Gary est embauché dans une centrale nucléaire. Là, au plus près des réacteurs, où les doses radioactives sont les plus fortes, il tombe amoureux de Karole, la femme de Toni. L’amour interdit et les radiations contaminent lentement Gary. Chaque jour devient une menace.

« Grand Central, c’est le nom de la principale gare de New York mais le film, ancré dans une centrale nucléaire au bord d’un fleuve, évoque plutôt la grandeur humble et quotidienne des travailleurs saisonniers de l’industrie nucléaire. Après son premier film, Belle Epine, Rebecca Zlotowski confirme son don pour les titres aux signifiants polysémiques, emblèmes d’un cinéma qui mixe réalité française et imaginaire cinéphile franco-américain. […]  Les radiations cinéphiles multiples et croisées participent de la beauté enivrante de Grand Central mais n’en constituent pas l’essentiel. Car loin du diorama de cinémathèque, Rebecca Zlotowski raconte une tragique histoire d’amour à trois absolument contemporaine de notre époque post-Tchernobyl et Fukushima.  Collectionnant les petits jobs, Gary Manda est embauché dans une équipe qui bosse à la pige dans une centrale. Le film documente parfaitement les conditions de vie et de travail de ces soutiers du nucléaire, qui sont correctement rémunérés mais ne bénéficient ni du prestige, ni de la sécurité statutaire des ingénieurs et techniciens EDF, tout en étant exposés au risque maximum de contamination. Le film nous embarque sur les pas du chef d’équipe, dans le ventre maléfique de la centrale, sorte de vaisseau spatial dont le décor tout blanc et ultra technique rehausse le taux anxiogène, poussant au plus haut le sentiment de danger latent et létal. Dans cette communauté qui vit dans un village de caravanes au bord du fleuve, campement mi-fordien, mi-renoirien, Karole et Toni viennent de se marier. Mais Karole, coupe garçonne et aplomb de cow-girl, séduit ouvertement Gary lors d’un dîner, lui tenant un discours musclé de bienvenue au bizuth dans lequel les avertissements sur les dangers de l’irradiation ont déjà valeur de déclaration amoureuse inconsciente. De l’inconscient au conscient, le pas sera franchi et ce qui devait arriver entre Karole et Gary arrivera… Toxicité conjointe de l’atome et de l’amour, fusion et fission des cœurs humains et nucléaires, emprise invisible mais irrésistible des radiations et du désir sur les corps, tel est le principe qui ronge les personnages, meut le film, émeut le spectateur. Sujet fort, mise en scène physique et nourrie de mémoire cinéphile, il ne fallait plus que des acteurs au top pour boucler la martingale gagnante. Olivier Gourmet est immense, on le sait depuis La Promesse des Dardenne, Denis Ménochet est en train de s’imposer comme la grande nature masculine qui manquait au cinéma français après les errements de Depardieu, Léa Seydoux est comme d’habitude, géniale, et Tahar Rahim livre sa meilleure partition depuis Un prophète. Après avoir planté une belle épine dans le champ du cinéma français, Rebecca Zlotowski est en passe d’en occuper le centre avec grandeur. »
Serge Kaganski – Les Inrocks

Ce film est précédé du court métrage:
LE MEILLEUR AMI DE L’HOMME
Film de Vincent Mariette
(Fiction – France – 2010 – 12’12)

Henri, la quarantaine fatiguée, travaille comme maître chien dans une gare de banlieue. Un jour, son patron lui explique qu’il va falloir de débarrasser d’œdipe, son vieux Rottweiler narcoleptique. Incapable de s’y résoudre, Henri trouve le réconfort auprès d’une bière et de Chantal, la serveuse du bistrot de la gare.

Séances

Vernoux (salle Louis Nodon)
samedi 28 septembre à 18h
dimanche 29 septembre à 17h
lundi 30 septembre à 21h

Lamastre (centre culturel)
jeudi 26 septembre à 21h
vendredi 27 septembre à 21h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 29 septembre à 20h30

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