ILO ILO

Affiche Ilo IloFilm de Anthony Chen
(Drame – Singapour – 2013 – 1h39 – V.O.S.T.)
Avec: Yann Yann Yeo, Tianwen Chen, Angeli Bayani …
Caméra d’Or du dernier festival de Cannes

A Singapour, Jiale, jeune garçon turbulent vit avec ses parents. Les rapports familiaux sont tendus et la mère, dépassée par son fils, décide d’embaucher Térésa, une jeune Philippine. Térésa est vite confrontée à l’indomptable Jiale, et la crise financière asiatique de 1997 commence à sévir dans toute la région…

« A juste titre récompensé à Cannes par Agnès Varda et son jury de la Caméra d’or, le premier film d’Anthony Chen s’impose comme une pépite du cinéma asiatique, avec une sensibilité singapourienne qui imprègne cette épopée intimiste et domestique. Proche d’Ozu ou d’Hou Hsiao Hsien dans son rapport aux réalités quotidiennes, Chen s’inspire surtout de son enfance, de la longue présence d’une domestique/nounou de la province d’Ilo Ilo aux Philippines, pour relater une histoire de famille somme toute ordinaire. Ici, point de rebondissements narratifs, d’émotions prémâchées, c’est avec les petites anecdotes de la vie, celle des classes moyennes dont la stabilité peut basculer du jour au lendemain dans la précarité, celle des classes populaires, ici en provenance de l’île des pauvretés, qu’il va bâtir son épopée du quotidien. Un enfant pénible et turbulent, une nouvelle nounou dévouée à gagner sa vie coûte que coûte dont on n’apprend que des bribes sur son background familial, un père licencié qui cache la situation à son épouse, et cette dernière, enceinte, qui se tue au bureau, pour ne pas être la prochaine sur la longue liste de dégraissage qui saigne l’entreprise qui l’emploie… Les personnages d’Ilo Ilo son justement autant « d’îlots » de détresse et de solitude étouffées qui touchent au plus profond du cœur, alors que les ficelles du mélodrame sont écartées pour plus de vérité. A l’heure de la crise économique, le discours si lointain d’Anthony Chen revêt un caractère universel qui laisse difficilement insensible. On se surprend de sortir de la salle la gorge nouée, le message sur l’immigration, l’enfance et la précarité venant évoquer des réalités que l’on ne connaît que trop bien, avec toute cette insupportable impuissance qui conduisent la famille singapourienne à une décision dure, mais jamais cruelle. Car, comble de l’intelligence, Anthony Chen réfute le manichéisme des classes en faisant montre d’une compréhension exemplaire des individus dans leur diversité qui les différencient tout en les rapprochant. Si loin si proche… L’un des incontournables de la rentrée cinématographique. Le film sorti le 4 septembre connaîtra, on l’espère, tout le succès qu’il mérite. »
Frédéric Mignard- aVoir-aLire.com

Ce film est précédé du court métrage:
BAO
Film de Sandra Desmazières
(Animation – France – 2012 – 12′ – sans dialogue)

Dans un paysage industriel en pleine reconstruction, un train traverse une ville. À son bord, une jeune fille et son petit frère, Bao. Soudain, le train déraille. Au milieu des passagers égarés et des wagons encastrés, la jeune fille se redresse abasourdie. Du sang coule sur son visage. Sa vue se brouille et malgré son effroi, elle part à la recherche de son petit frère.

Séances

Vernoux (salle Louis Nodon)
samedi 12 octobre à 21h
dimanche 13 octobre à 17h
lundi 14 octobre à 21h

Lamastre (centre culturel)
jeudi 10 octobre à 21h
vendredi 11 octobre à 21h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 13 octobre à 20h30

Bande annonce

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