JE SUIS MORT MAIS J’AI DES AMIS

affiche je suis mort mais j'ai des amisFilm de Guillaume & Stéphane Malandrin
(Comédie – Belgique / France – 2015 – 1h36)
Avec: Bouli Lanners, Wim Willaert, Lyes Salem, Serge Riaboukine, Eddy Leduc …

Quatre rockers barbus, chevelus – et belges – enterrent le chanteur de leur groupe. Par amitié et pour se prouver que rien ne peut les arrêter, ils décident de partir en tournée à Los Angeles avec ses cendres. La veille du départ, un militaire moustachu se présente comme l’amant de leur ami. Leur voyage prend un tour pour le moins inattendu…

« C’est l’histoire de quatre amis, quatre rockeurs belges à la cinquantaine bien tassée, qui ont leur petit succès et leurs fans dans leur trou paumé. Ils ont bien vécu, tout consommé, les quatre potes, et comptent bien continuer. Mais voici que la veille du départ de leur première “tournée aux États-Unis”, le chanteur du groupe meurt bêtement. Alors les autres, après avoir volé ses cendres à son salaud de chanteur de variétés de merde de frère (hilarante scène qui prouve, une fois de plus, que l’invention de l’urne funéraire a élargi le champ du représentable sur le territoire du cinéma comique), décident d’aller semer ses restes dans la patrie du rock’n’roll. Quelle plus belle fin ? Seulement voilà, les petits problèmes des uns et l’apparition dans leur vie d’un pilote de chasse moustachu, qui s’avère être le compagnon caché de leur pote, vont un peu perturber leur voyage, qui va prendre des chemins de traverse imprévus. Je suis mort mais j’ai des amis appartient à un sous-genre du cinéma désormais assez balisé, une sorte de road-movie nord-européen, qu’on pourrait baptiser de “road-movie à la Jupiler” (célèbre bière belge, équivalent de notre 1664). On navigue ici entre les cinémas de Kaurismäki (l’un des cinéastes contemporains qui aura curieusement connu la plus grande descendance), des frères Coen (The Big Lebowski), de Kervern et Delépine (leurs premiers films), de Bouli Lanners (acteur dans le film), et même un peu l’univers des BD de Frank Margerin. Et c’est éminemment sympathique, toujours drôle, franc du collier, jamais larmoyant, dégageant une bonne humeur et une sincérité bon enfant. On pense aussi à la comédie à l’italienne, parce que ces bons vieux rockeurs sont tous des bras cassés, mais qu’ils ont toujours la volonté de s’en sortir, de bien faire les choses, de bien se marrer, d’être ouverts sur le monde, curieux de découvrir l’amour et des herbes aromatiques indiennes qu’ils n’avaient jamais encore fumées. Parce qu’ils veulent, après tout, profiter de l’instant présent. Le film s’essouffle bien un peu dans le dernier quart d’heure, mais les frères Malandrin ont atteint leur but : nous faire rire sans arrière-pensées, sans chercher à nous vendre quoi que ce soit, sinon un peu de joie, de consolation, d’amitié. Sans chichis, sans pincettes, sans vergogne, sans prétention, avec une énergie et un enthousiasme communicatifs. Ajoutons que le film donne aussi l’occasion de revoir le trop rare Serge Riaboukine.  »
Jean-Baptiste Morain – Les Inrocks

Ce film est précédé du court métrage
LE SKATE MODERNE
Film de Antoine Besse
(Documentaire – France – 2014 – 06’43)

Loin des signes classiques au ‘fisheye’, des spots de béton lisses et parfaits, ‘le skate moderne’ nous présente un groupe de skaters qui n’hésitent pas à mettre leurs boards dans la boue et rouler sur un environnement insolite et atypique, celui de nos campagnes. Entre fiction et documentaire, la vidéo suit de manière contemplative une bande de skaters/fermiers dans les coins les plus reculés de la Dordogne.

Séances

Vernoux (espace culturel Louis Nodon)
mercredi 02 septembre à 21h
samedi 05 septembre à 18h
lundi 07 septembre à 18h

Lamastre (centre culturel)
vendredi 04 septembre à 21h
dimanche 06 septembre à 18h

Bande annonce

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