LA BELLE VIE

Affiche La belle vieFilm de Jean Denizot
(Drame – France – 2014 – 1h32)
Avec: Zacharie Chasseriaud, Solène Rigot, Nicolas Bouchaud, Jules Pelissier …
Le rattrapage du mois!

Dix années que Sylvain et Pierre se cachent avec leur père sur les routes de France, après le divorce parental et les décisions judiciaires qui ont poussé Yves à la clandestinité. Mais les enfants ont grandi, et la cavale sans fin les prive des rêves et des joies de leur âge. Quand il faut fuir à nouveau, Pierre, l’aîné, disparaît. Seul avec son père sur une île de la Loire, Sylvain rencontre Gilda : première fille, premiers regards tendres et première étape sur le chemin de la belle vie, la sienne.

« Cette fois, la cavale se termine, il le sait, mais ne veut pas encore l’admettre. Cela fait dix ans qu’Yves vit hors la loi avec ses fils, qu’il a enlevés à leur mère après une décision de justice : deux gamins con­sentants et complices. Fuites, refuges précaires, petits métiers : on sent l’excitation éprouvée par les deux kidnappés volontaires, amenés à échapper, sans cesse, aux forces de l’ordre… Mais l’aîné, presque majeur, est las, aujourd’hui, de cette fuite sans fin : il s’échappe encore, mais seul, cette fois, dans l’espoir de retrouver la loi et l’ordre. Devenir un ado comme les autres, enfin. Son cadet de deux ans, resté avec le père, découvre insensiblement, lui aussi, une autre vie. Belle. Plus, peut-être, que celle qu’il a toujours connue…Cette nouvelle naissance, Jean Denizot la saisit, la cerne, l’exalte avec une sensualité légère et un lyrisme rayonnant. Comme Jacques Audiard dans presque tous ses films, comme François Dupeyron dans Mon âme par toi guérie, le jeune cinéaste (c’est son premier long métrage) éprouve une vraie passion pour le cinéma américain. Ses cadrages magnifient constamment l’espace. Grâce à la lumière de la chef opératrice Elin Kirschfink, les Pyrénées deviennent aussi étranges que pouvait l’être, à nos yeux, le Wyoming de Terrence Malick dans La Balade sauvage. Et la Loire, où le père et le fils campent dans une péniche abandonnée, devient aussi vaste et tranquille que le cher, vieux Mississippi des westerns anciens… Même s’il reste au niveau du fait divers (on songe à l’affaire Fortin), Jean Denizot a sûrement vu et aimé le film de son confrère Sidney Lumet, nettement plus politique que le sien, mais dont il a su retrouver l’intensité et la mélancolie. Il aurait, d’ailleurs, pu facilement lui emprunter son titre : A bout de course. »
Pierre Murat – Télérama

Ce film est précédé du court métrage
CE CHEMIN DEVANT MOI
Film de Mohamed dit Hamé Bourokba
(Fiction – France – 2012 – 15’40 »)

Une cité de banlieue ordinaire. La présence des forces de l’ordre dans le quartier débouche, le soir venu, sur un affrontement entre les jeunes et la police. L’aîné d’une famille sans père, fils illégitime et asthmatique, est envoyé par sa mère à la recherche de Mehdi, le cadet de dix-sept ans, l’enfant aimé.

Séances

Vernoux (espace culturel Louis Nodon)
samedi 09 août à 21h
dimanche 10 août à 18h
lundi 11 août 21h

Lamastre (centre culturel)
mercredi 06 août à 21h
mardi 12 août à 21h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 10 août à 20h30

Bande annonce

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