LA CLÉ DES CHAMPS

Affiche la cle des champsFilm de Claude Nuridsany & Marie Pérennou
(Docu-fiction – France – 2011 – 1h21)
Avec: Simon Delagnes, Lindsey Henocque, Jean-Claude Ayrinhac, et raconté par Denis Podalydès …
Film programmé dans le cadre de la Journée mondiale des Zones Humides. / Séance gratuite /
Tout public à partir de 6 ans

Une mare abandonnée. Deux enfants solitaires tombent sous le charme de ce lieu sauvage qui les rapproche peu à peu l’un de l’autre et les aide à apprivoiser la vie. À travers leur regard, leur imaginaire, la mare devient un royaume secret à la fois merveilleux et inquiétant, peuplé de créatures de rêve ou de cauchemar. Une expérience initiatique, brève et intense, dont ils sortiront transformés.

« Peut-on aujourd’hui filmer un pré, et montrer le fameux bonheur qui y est, sans parler des émissions de dioxyde de carbone et du réchauffement climatique ? Pour pouvoir librement prendre la clé des champs, les auteurs de Microcosmos ont imaginé une drôle de chose : un documentaire sur la nature qui nous fait remonter le temps. Au coeur de la campagne que Claude Nuridsany et Marie ­Pérennou explorent, quel­ques indices nous guident vers le passé. L’enfant dont ils font notre guide est un garçon qui s’ennuie avec les adultes. Il trouve du réconfort auprès des animaux et s’amuse, par exem­ple, à organiser une cour­se d’escargots. Sur ces images, la voix du garçon devenu adulte évoque cet été de son enfance. Cette voix, c’est celle de Denis Podalydès, qui parle ici comme Gérard Philippe. «Le théâtre des eaux dormantes était fait de l’étoffe même des rêves», dit-il, à propos de la découverte de la mare près de laquelle l’enfant passe le plus clair de ses vacances. La Clé des champs est d’abord un film d’atmosphère. On y prend le chemin d’un paradis perdu, quelque part dans la France des années 1950. On y respire une époque de plaisirs simples, évoquée par petites touches. On y retrouve surtout le parfum d’une enfance qui dialoguait encore idéalement avec la nature. Claude Nurid­sany et Marie Pérennou réussissent à faire revivre cette rencontre : ils mettent l’enfance au cœur du paysage, ils l’invitent dans leur bestiaire. Les animaux sont ici les héros d’un univers merveilleux dont la mare est le centre. Dans ses profondeurs, une carpe centenaire est devenue monstre de légende et des hippocampes (ou des écrevisses) se battent dans un bruit de duel de chevaliers en armure. La fantaisie de l’ima­ginaire s’invite dans le documentaire pour raconter la première exploration d’un monde sauvage à portée de main. Un moment de grâce à la fois sim­ple et secret. Il y a beaucoup de décou­ver­tes à faire dans La Clé des champs mais pas d’explications sur le comportement des bestioles étonnantes qu’on y croise. L’important, nous souffle le tandem Nuridsany-Pérennou, c’est d’apprendre à regarder. Ils ont mis dans les mains de l’enfant du film une sorte de loupe qu’il appelle son œil d’Indien. Mais avec ou sans ce gadget à l’ancienne, il aiguise sans cesse son regard. Pour observer les dessins que forment les nuages dans le ciel. Pour voir, au cœur des choses apparemment les moins mystérieuses, toutes sortes de trésors cachés. Il s’agit, en somme, de redécouvrir le plaisir de la contemplation, qui donne au film un tempo lent, assez audacieux finalement. C’est ça aussi, le voyage dans le temps, loin du cinéma speedé d’aujour­d’hui. »
Frédéric Strauss – Télérama

Séances

Vernoux (espace culturel Louis Nodon)
mercredi 04 février à 20h
(séance mise en place par : le Conservatoire des Espaces Naturels Rhône-Alpes, le Syndicat Mixte Eyrieux, et la Communauté de communes du Pays de Vernoux)

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