LA SAISON DES FEMMES

affiche-la-saison-des-femmesFilm de Leena Yadav
Drame – Inde – 2016 – 1h56 – VOST
Avec Tannishtha Chatterjee, Radhika Apte, Surveen Chawla

Si le film fascine tant, c’est pour ses fulgurances (…). Et ses ruptures de ton qui font passer, en un instant, de l’effroi au rire, en désamorçant sans cesse le ­pathos.
Télérama

Un beau film qui raconte la violence machiste avec de nombreuses scènes dansées, sans verser dans la caricature.
Studio Ciné Live

SYNOPSIS

Inde, Etat du Gujarat, de nos jours. Dans un petit village, quatre femmes osent s’opposer aux hommes et aux traditions ancestrales qui les asservissent. Portées par leur amitié et leur désir de liberté, elles affrontent leurs démons, et rêvent d’amour et d’ailleurs

CRITIQUE

Transperçant l’obscurité dans un drôle de véhicule « flower power » aux néons fluo, des filles rient aux éclats, cheveux au vent. Nous sommes en Inde, dans un coin reculé de l’Etat du Gujarat. A bord, il y a Bijli, danseuse-prostituée à l’excentricité toute fellinienne. Rani, en lutte contre des traditions familiales aliénantes qui se transmettent de mère en fille. Lajjo, méprisée et battue par un époux alcoolique qui l’accuse d’être stérile… Dans cette dénonciation d’une société archaïque, chaque héroïne, comme autant d’avatars, incarne le féminisme. Pour être femme, on peut se marier et avoir des enfants. Ou refuser tout en bloc… Après deux longs métrages réalisés à Bollywood, Leena Yadav a bifurqué vers le film indépendant. Non sans risque. Car, pour briser des tabous, elle montre ce que le cinéma indien, même alternatif, ne montre (presque) jamais : la violence conjugale, insoutenable. Ou des corps dénudés — choquants dans un pays qui refuse la sexualité à l’écran. (Pour sortir en Inde, le film devra passer par le bureau de la censure, qui risque de l’interdire.) Si le film fascine tant, c’est pour ses fulgurances (la fête foraine finale, cathar­tique). Et ses ruptures de ton qui font passer, en un instant, de l’effroi au rire, en désamorçant sans cesse le ­pathos. Les discussions, savoureu­ses et roboratives, entre copines se serrant les coudes, font penser aux ­nanas volubiles de Quentin Tarantino dans son Boulevard de la mort (2007). Et l’on est bouleversé par le moment, d’une intense sensualité, où l’une soigne le corps tuméfié de son amie, frappée par son ivrogne de mari. Amitié intense qui glisserait presque vers l’amour.

Nicolas Didier – Télérama

Ce film est précédé du court métrage

INDAH CITRA
Film de Sarah Feruglio, Anthony Oliveira, Pierre-Antoine Naline, Maxime Orhnial
Animation – France – 2014 – 05’40

L’histoire d’une jeune Indonésienne qui, pour fuir sa condition, se met à rêver.

SÉANCES

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