LADYGREY

affiche LadygreyFilm de Alain Choquart
(Drame – France / Afrique du Sud – 2015 – 1h49 – V.O.S.T.)
Avec: Peter Sarsgaard, Jérémie Renier, Emily Mortimer, Claude Rich, Liam Cunningham …
Film présenté dans le cadre du festival Roman & Cinéma

Dix ans après la fin de l’apartheid. Au sein d’une mission française installée au pied des somptueuses montagnes du Drakensberg, une communauté de sud-africains noirs et blancs tente de vivre dans l’oubli des violents affrontements dont chacun porte encore en secret les blessures. Le passé va resurgir et briser le silence, mettant en péril le fragile équilibre de la réconciliation et les rêves un peu fous des plus innocents.

« Tout est suspendu. Tous semblent figés dans le souvenir : dix ans auparavant, deux infirmières sont mortes et des manifestants anti-apartheid — les onze de Lady Grey — ont été décimés par la milice, sans que jamais on ne retrouve leurs corps. Dans ce village reculé d’Afrique du Sud où se devinent encore les restes d’une ONG française, Noirs et Blancs, anglophiles et francophones, cohabitent tant bien que mal. Un simple d’esprit rêve d’acheter un aigle pêcheur autour duquel il invente des histoires qui ravissent son très vieux père. La foi, une foi absurde, mais sans laquelle il ne pourrait pas vivre, pousse un homme à faire croire à son gamin qu’ils feront fortune en plantant des rosiers improbables. Arrivée depuis peu sur les lieux, une jeune infirmière découvre la vraie ­nature de son mari… Alain Choquart (c’est son premier film après une impressionnante carrière de chef opérateur, notamment pour Bertrand Taver­nier) a adapté deux romans d’Hubert Mingarelli comme Robert Altman, jadis, réunissait des nouvelles de Raymond Carver dans Short Cuts. Avec la musique scandée, presque décalée de Peter von Poehl en guise de fil rouge, on va d’un personnage à l’autre : chacun devient une pièce d’un puzzle que le réalisateur ordonne avec art. Tout est précis dans sa mise en scène, chaque geste compte (ainsi celui du ­gamin qui, en entendant la voix du propriétaire, recouvre d’une serviette la nourriture dérobée par son père). Le lyrisme, diffus mais permanent, vient de la direction d’acteurs : Peter Sarsgaard, notamment, l’homme aux rosiers fantômes, qui a la virilité douce et blessée d’un héros de John Huston.  »
Pierre Murat – Télérama

Séances

Vernoux (espace culturel Louis Nodon)
samedi 03 octobre à 21h (séance en présence du réalisateur et du romancier)
lundi 05 octobre à 18h

Bande annonce

 

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