LAMB

Affiche LambFilm de Yared Zeleke
(Comédie dramatique – France / Éthiopie – 2015 – 1h34 – VF)
Avec: Rediat Amare, Indris Mohamed, Surafel Teka …
Film tout public à partir de 9 ans

Ephraïm, un garçon de neuf ans, vit avec sa brebis Chuni dans les terres volcaniques d’Éthiopie. Lorsque sa mère meurt lors d’une famine, son père l‘envoie, accompagné de sa brebis, chez des parents éloignés dans une région plus verte du pays, loin de leur terre natale dévastée par la sécheresse. Dans ce nouvel environnement, Ephraïm a le mal du pays. Son oncle lui ordonne d’abattre sa brebis pour une fête à venir. Il élabore alors un stratagème pour sauver Chuni et retourner chez lui.

« Premier film éthiopien de l’histoire cannoise mais aussi premier long-métrage de son réalisateur, Yared Zeleke, Lamb fut accueilli avec chaleur lors de sa présentation sur la Croisette, en mai dernier, au sein de la section « Un certain regard ». Signé d’un cinéaste de 36 ans, originaire d’Addis-Abeba mais ayant étudié le cinéma à l’université de New York, le film a bénéficié l’an dernier du soutien de l’Atelier de la Cinéfondation du festival, qui permet à de jeunes cinéastes du monde entier de rencontrer les partenaires utiles à l’aboutissement de leurs projets. Belle histoire, donc, pour ce film qui en raconte une autre – quoique beaucoup plus âpre : Lamb évoque la lutte que mène un jeune garçon confié à son oncle après la mort de sa mère, élevé sur les hauts plateaux éthiopiens au sein d’une famille des plus démunies. Très attaché à sa jeune brebis, promise à l’abattage dans la perspective d’une fête à venir, Ephraïm décide de tout mettre en œuvre pour la sauver et n’aspire qu’à retrouver son père. Autour de cette trame sobre aux allures de fable intemporelle, Yared Zeleke signe un film fort, sensible, et ouvre une fenêtre précieuse sur la réalité d’une société méconnue : rigide répartition des rôles entre hommes et femmes, accès à l’éducation, religion, mais aussi effets des dérèglements climatiques sur des populations affamées…
Tourné dans des décors naturels de toute beauté, porté par un jeune interprète très convaincant, le film souffre d’une « écriture » un peu trop appliquée, sans doute encore marquée par la formation occidentale que le cinéaste a reçue. Défaut de jeunesse négligeable au regard de l’ambition affichée, à la laquelle on ne peut que souscrire : « Il est temps pour nous, Africains, de raconter nos propres histoires, nourries de nos vies, de nos expériences », déclarait Yared Zeleke à Cannes. Un jeune homme à suivre, qui entend bien faire de l’Éthiopie renaissante une terre de cinéma avec laquelle il faudra compter. »
Arnaud Schartz – La Croix

Séances

Vernoux (espace culturel Louis Nodon)
mercredi 18 novembre à 17h
samedi 21 novembre à 18h
dimanche 22 novembre à 11h

Lamastre (centre multimédia)
mercredi 18 novembre à 15h
dimanche 22 novembre à 17h

Bande annonce

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