LE BON GROS GEANT

affiche-le-bggFilm de Steven Spielberg
Aventure fantastique – USA – 2016 – 1h57
Avec les voix de Dany Boon, Ruby Barnhill, Penelope Wilton
A partir de 7 ans – 2D & 3D

Steven Spielberg n’a rien perdu de sa superbe.
L’Ecran Fantastique

Drôle et enchanteur, le nouveau conte de Spielberg met à l’amende toute la concurrence. L’œuvre bariolée de Roald Dahl constitue décidément un terreau fertile pour le divertissement.
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Entre prises de vues réelles et animation numérique, il reprend un roman du célébrissime auteur gallois pour la jeunesse Roald Dahl, dont on fêtera le centenaire de la naissance en septembre. Adaptation très réussie qui saura aussi plaire aux adultes.
Culturebox – France Télévisions

SYNOPSIS

L’incroyable histoire d’une petite fille et du mystérieux géant qui va lui faire découvrir les merveilles et les dangers du Pays des Géants. Mais lorsque les méchants géants dévoreurs d’hommes envahissent le monde des humains, la petite fille, la reine d’Angleterre et le bon gros géant (le BGG) se lancent dans une grande aventure afin de les arrêter…

CRITIQUE

Décédé en 1990 à l’âge de 74 ans, le Gallois Roald Dahl est décidément une valeur sûre du cinéma hollywoodien. L’œuvre – mondialement connue – de l’auteur de Matilda, Charlie et la chocolaterie, James et la grosse pêche ou Fantastique Maître Renard (éd. Gallimard)ne cesse d’être adaptée sur grand écran depuis sa mort.

Après Danny DeVito, Tim Burton, Henry Selick et Wes Anderson, Steven Spielberg – saisi d’une frénésie de tournages avec cinq nouveaux films en projet – s’est à son tour lancé dans cet exercice de choix.

En s’emparant du Bon Gros Géant, le réalisateur d’E.T. n’avait sans doute pas à l’esprit cette sympathique coïncidence : le livre est paru en 1982, l’année même où les aventures du petit Elliot et de son ami extraterrestre connaissaient un phénoménal succès sur tous les écrans de la planète.

L’univers féerique de Roald Dahl bien adapté par Spielberg :

Trente-cinq ans après, le réalisateur et producteur, qui fêtera ses 70 ans le 18 décembre prochain, met le meilleur de la technologie numérique au service de son éternelle âme d’enfant.

La créativité débordante de Roald Dahl, son goût pour une féerie teintée d’humour et d’effroi, les différences d’échelle entre la petite orpheline Sophie et l’immense BGG… : nombreux étaient les défis visuels à relever dans ce film où interagissent acteurs bien réels et personnages virtuels, dans des décors sauvages ou aussi somptueux que le palais de la reine d’Angleterre à Buckingham.

On ne peut que rassurer les spectateurs sur ce point. Très bien secondé par le chef décorateur Rick Carter, qui avait déjà officié sur Avatar au côté de James Cameron, Steven Spielberg réussit à mêler habilement l’univers de l’écrivain au sien, pour donner naissance à une œuvre familiale, singulière et séduisante.

Frétibulle et charabiage :

Les « savouricieuses » fantaisies linguistiques du BGG, « minus » trop sensible rejeté par les siens, maître ès mots tordus, tout à la fois ravisseur et protecteur de la « freluquette riquiquite » Sophie, participent aussi du charme de ce long métrage d’apprentissage, centré sur l’apprivoisement réciproque de deux êtres que tout sépare – sauf leurs rêves peut-être.

L’acteur anglais Mark Rylance (dans la version originale) et Dany Boon (pour la version française) prêtent leurs voix au touchant – et néanmoins très clair – « charabiage » du géant.

Ces réussites permettent au film de ne jamais sombrer dans la mièvrerie – ce qui aurait été un comble s’agissant de Roald Dahl –, et de rester captivant en dépit de ressorts dramatiques assez légers.

Quelque scène solennelle, où se manifestent royalement les effets secondaires de la boisson préférée du BGG – la très flatulente Frétibulle – ne manquera pas de susciter les rires, toutes générations confondues. La prestation tout en sobre élégance de la comédienne Penelope Wilton (l’Isobel Crawley de la série Downtown Abbey) ne gâche rien en pareille circonstance.

Arnaud Schwartz – La Croix

SÉANCES

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