LE DOULOS

affiche-le-doulos-02Film de Jean-pierre Melville
Policier – France – 1962 – 1h49
Avec Serge Reggiani, Jean-Paul Belmondo, Michel Piccoli, Jean Desailly
Dans le cadre « Livres et Villages »

SYNOPSIS

A sa sortie de prison, Maurice Faugel apprend le meurtre de sa femme et, consumé par le désespoir, tue le receleur chez qui il logeait avant de lui voler ses bijoux. Puis, il prépare un casse avec son complice Rémy et demande l’aide de Silien pour le matériel. Ce dernier, appelé le doulos, est craint par tous car on le prend pour un indicateur de la police.

CRITIQUE

A sa sortie de prison, Maurice rentre à la maison, blanc comme un linge, les mâchoires serrées. Il y retrouve son patron, un receleur de bijoux qu’il soupçonne d’être responsable de la mort de sa femme, et l’abat d’un coup de revolver. Il se réfugie chez sa poule et prépare un cambriolage avec Silien. Lequel porte un chapeau mou, c’est-à-dire un doule. Et, dans le jargon des caïds, le doulos, c’est l’indic…

Melville tourna ce polar d’atmosphère dans ses propres studios, à Paris, hors des traditionnels circuits de production de l’époque. Journaux dépliés en boucliers devant des espions visqueux, lampadaires dans la nuit brumeuse… Dans la forme, l’autodidacte reste très influencé par les films noirs américains. Sa touche se retrouve plutôt dans la caractérisation de chaque personnage, toujours sur le fil du rasoir, entre ordure et saint, entre bourreau et victime. Flics ou escrocs, tous se ressemblent, complexés, donc agressifs. Melville porte sur eux un regard ambigu et leur assène de drôles de coups, qu’il fait passer pour des tapes amicales ou des gifles vengeresses. Tout est double, jusqu’à la dernière image, où Belmondo se contemple dans une glace entourée de rayons d’or, tel un Roi-Soleil ou tel un condamné qu’on immole.

Marine Landrot – Télérama

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