LE FILS DE JEAN

affiche-le-fils-de-jeanFilm de Philippe Lioret
Drame – Canada, France – 2016 – 1h38
Avec Pierre Deladonchamps, Gabriel Arcand, Catherine de Léan, Marie-Thérèse Fortin, Pierre-Yves Cardinal

Philippe Lioret fait preuve d’une élégance filmique de tous les instants, aux cadrages millimétrés et plans séquences dramatisants, avec un rythme au cordeau, pas une seconde n’étant en trop, ce qui est rare.
Culture Box – France Télévisions

LC’est du travail d’orfèvre, de dentellière. Chaque regard importe, chaque silence, aussi : le charme discret de Philippe Lioret tient à sa méticulosité. Sa modestie. Son amour d’artisan pour le travail bien fait.
Télérama

L’histoire est aussi bouleversante qu’attachante.
Ouest France

SYNOPSIS

À trente-trois ans, Mathieu ne sait pas qui est son père. Un matin, un appel téléphonique lui apprend que celui-ci était canadien et qu’il vient de mourir. Découvrant aussi qu’il a deux frères, Mathieu décide d’aller à l’enterrement pour les rencontrer. Mais, à Montréal, personne n’a connaissance de son existence ni ne semble vouloir la connaître.

CRITIQUE

Mais qu’est-ce qu’il est venu faire à Montréal ? Assister à l’enterrement de son père ? Il ne l’a jamais connu. Rencontrer ses deux frères ? Ils n’ont jamais entendu parler de lui. C’est bien ce que lui reproche Pierre, le meilleur ami du mort, médecin comme lui, venu l’accueillir à l’aéroport : pourquoi surgir de si loin pour si peu ? A sa femme et à sa fille, médusées, Pierre est bien forcé de présenter le nouveau venu : « Voilà : c’est le fils de Jean. » Quoi, depuis plus de trente ans, Jean leur avait caché un fils ? Ben oui … S’il pouvait le renvoyer à Paris par le premier avion, Pierre n’hésiterait pas. Mais Mathieu, doucereusement, s’entête. En apprenant que ses frères s’apprêtent à fouiller le lac où leur père s’est noyé, sans qu’on retrouve son corps, il décide de les rejoindre. Et Pierre de l’accompagner, pour éviter les gaffes et les révélations intempestives… Sur place, tandis qu’ils s’affairent pour rien — enfin si, une pauvre casquette jaune —, le jeune homme doit se rendre à l’évidence : c’est le chien de Jean qui semble le regretter le plus. L’un des frères est fruste, violent. L’autre ne veut retrouver le cadavre que pour hériter au plus vite. Pierre avait raison depuis l’aéroport : que diable est-il venu faire à Montréal ?

C’est du travail d’orfèvre, de dentellière. Chaque regard importe, chaque silence, aussi : le charme discret de Philippe Lioret tient à sa méticulosité. Sa modestie. Son amour d’artisan pour le travail bien fait. Ses films (Je vais bien, ne t’en fais pas, Welcome) reposent sur l’émotion, ce qui les rend vulnérables. Car c’est traître, l’émotion : un plan interrompu une seconde trop tôt et le film verse dans l’insignifiance. Une seconde de trop, et c’est la sensiblerie qui l’emporte : facilité, calamité dont Philippe Lioret se méfie comme de la peste. D’autant qu’il en a été — vaguement — victime dans son film précédent, Toutes nos envies, d’après Emmanuel Carrère, plus lacrymal qu’il n’eût fallu. Dans Le Fils de Jean, la délicate balance entre intensité et pudeur s’équilibre à nouveau. On sent le plaisir du cinéaste à peindre les gens qu’il aime : des êtres ordinaires que leurs secrets révèlent et élèvent. A effleurer les peines et les tourments qu’ils enfouissent au plus profond d’eux-mêmes, mais qui, soudain, leur échappent. Ce sont, précisément, ces faiblesses passagères qu’il saisit sur le visage de ses comédiens, tous complices et remarquables : Pierre Deladonchamps, enquêteur aux yeux d’enfant. Et Gabriel Arcand, bien sûr. On l’avait connu, tout en cuir et khôl, biker sexy dans Le Déclin de l’empire américain, de son frère Denys. Et revu, récemment, en simili-père Goriot, dans Le Démantèlement, beau film de Sébastien Pilote. Ici, il parvient à surprendre encore. Rogue et tendre, comme savaient l’être les grands de jadis : Harry Baur ou Gabin.

Pierre Murat – Télérama

sous-tes-doigtsCe film est précédé du court métrage

SOUS TES DOIGTS
Film de Marie-Christine Courtès
Animation – France – 2014 – 12’54

Le jour de la crémation de sa grand-mère, Émilie, une jeune métisse asiatique, se plonge dans les souvenirs de la vieille femme. Elle découvre l’Indochine de Hoà, sa rencontre amoureuse avec Jacques, un colon français, la naissance de Linh, sa mère, et le départ tragique vers la France en 1956.

SÉANCES

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