LE LABYRINTHE DU SILENCE

Affiche le labyrinthe du silenceFilm de Giulio Ricciarelli
(Drame / Historique – Allemagne – 2015 – 2h03 – V.O.S.T.)
Avec: Alexander Fehling, André Szymanski, Gert Voss, Johan von Bülow …

Francfort 1958, Johann Radmann, un jeune procureur, tombe sur des documents qui peuvent permettre l’ouverture d’un procès contre des membres de la SS qui ont servi à Auschwitz. Mais les horreurs du passé et l’hostilité à l’égard de son travail lui rendent la tâche difficile. Il est quasiment impossible pour lui de trouver sa voie dans ce méandre où tous semblent impliqués dans cette affaire.

« Il y a des films classiques qui ne révolutionnent ni l’art du récit ni celui de la mise en scène. Mais, pour la manière dont ils s’acquittent, avec un indéniable savoir-faire (certes un rien impersonnel, mais entièrement dévoué) à la narration et au plaisir du spectateur, ils méritent qu’on les distingue. Nous sommes en 1958, en Allemagne, un pays qui cautérise, à force de déni et d’oubli, ses plaies encore récentes. C’est le temps de l’essor économique et de l’effort collectif de la population et des politiciens pour tourner la page du nazisme. Et pourtant, un petit grain de sable va dérégler cette machine bien huilée. Un peintre reconnaît, par hasard, dans la rue, l’un de ses bourreaux d’Auschwitz. Soutenue par un journaliste revanchard, et donc peu crédible, la voix désespérée de cette victime est sur le point de s’éteindre pour toujours lorsqu’un jeune procureur décide envers et contre tous de mener l’enquête. Et de ramener sous la lumière les pires horreurs de la guerre, celles dont la plupart de ses compatriotes, au cours du procès, sembleront n’avoir jamais entendu parler. C’est une fiction inspirée d’histoire vraie (le procès de Francfort) qui, sans trahir la vérité, la restitue dans un scénario intelligent qui entremêle devoir de mémoire (souvent inhibant, mais ici riche d’enseignements) et suspense habile. Un vrai film d’investigation, qui enchaîne coups de théâtre et séances lyriques de prétoire. Ce récit tient en haleine et rappelle, sans donner de leçons, la manière dont toute une nation refusa de voir la réalité et de prendre ses responsabilités durant près de vingt ans. Édifiant, mais sans aucune forme de sensationnalisme, Le labyrinthe du silence, titre parfait pour saisir l’ambition du scénario, est porté par une reconstitution nullement muséale (ce qui n’est pas toujours gagné) et l’interprétation d’Alexander Fehling. Un comédien aperçu dans Inglorious Basterds, de Tarentino, et qui campe, jusqu’à la moindre de ses contradictions, de ses doutes et de sa complexité, cet ingénu du barreau à l’origine de l’un des procès les plus retentissants et déterminants de l’histoire du XXe siècle. Une page d’histoire retracée avec un indéniable talent. »
Xavier Leherpeur – StudioCinéLive

Ce film est précédé du court métrage
MENDELSSOHN EST SUR LE TOIT
Film de Jean-Jacques Prunés
(Animation – France – 2010 – 14′)

Prague 1942 : Haeydrich, grand mélomane et protecteur de la Bohême Moravie s’avise soudain que sur le toit de l’Académie de musique, trône la statue du compositeur juif Mendelssohn, parmi celles d’autres musiciens. Il ordonne à ses sbires de la déboulonner. Mais laquelle est-ce ? Rien ne l’indique. En désespoir de cause, et après avoir soigneusement mesuré tous les nez de pierre, ils mettent à bas celle qui a le plus long appendice !!! Très mauvais choix qui leur coûtera très cher…

Séances

Vernoux (espace culturel Louis Nodon)
mercredi 27 mai à 21h
dimanche 31 mai à 18h
lundi 01 juin à 21h

Lamastre (centre culturel)
jeudi 28 mai à 21h
samedi 30 mai à 21h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 31 mai à 20h30

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