LES BEAUX JOURS

affiche Les Beaux JoursFilm de Marion Vernoux
(Comédie dramatique – France – 2013 – 1h34)
Avec : Fanny Ardant, Laurent Lafitte, Patrick Chesnais …

Des beaux jours ? Caroline, fraîchement retraitée, n’a que ça devant elle : du temps libre et encore du temps libre. La belle vie ? Pas si simple… Comment alors tout réinventer ? Transgresser les règles, provoquer de nouvelles rencontres, ou bien simplement remplir son agenda ? A moins que tout soit déjà là ?…

« Il y a chez Marion Vernoux (Personne ne m’aime, Reines d’un jour, A boire) une forme d’effronterie pétillante, une hardiesse qu’on a toujours bien aimée et qu’on retrouve intacte. Caroline, dentiste d’une soixantaine d’années, vient de prendre sa retraite. Du temps libre s’offre à elle, elle ne sait qu’en faire. En se forçant un peu, elle se rend dans un club de retraités. Première impression, déprimante, de régression. Elle y retourne pourtant, et elle fait bien : elle rencontre Julien, un animateur du club, beaucoup plus jeune qu’elle, qui pourrait être son fils. Ils deviennent amants. Euphorie sexuelle, relation a priori sans lendemain. L’attache­ment réciproque les surprend tous deux. Les Beaux Jours est une comédie sentimentale proche de la fable. Réaliste certes, mais pas encombrée par des explications psychologiques. L’emballement de Caroline et de Julien n’est pas la conséquence d’un manque ou d’un déséquilibre. Caroline a un mari qu’elle aime ; et Julien, coureur de province, ne fait pas de fixette sur les « vieilles ». Les épisodes s’enchaînent sans heurts ni fausse note, avec une justesse qui fait oublier le caractère improbable de cette liaison. On croit au couple que forment Fanny Ardant et Laurent Lafitte. Dans leurs regards, leurs gestes, leur manière de plaisanter ensemble, ils font très bien ressentir le désir et la complicité amoureuse. Ardant, relookée (jeans et cheveux blonds), moins raffinée que d’habitude, plus décontractée, se montre affriolante et émouvante, toujours avec malice. Quant à Lafitte, il parvient à nuancer la superficialité un brin pathétique de son rôle de collectionneur de femmes. L’amour donne ici des ailes en modi­fiant la perception du temps qu’il reste. La vieillesse, les années passées, la mort qui se rapproche, tout cela est soudain mis entre parenthèses. Marion Vernoux filme cette histoire au présent. Un présent léger, presque souverain, si proche de l’insouciance que Caroline veille à peine à dissimuler son infidélité. Lorsque son mari l’apprend, le film passe à un registre plus douloureux, mais sans s’appesantir. Pas de règlement de comptes : le couple vit en bonne intelligence. C’est un autre atout de faire ainsi du cocu un personnage qui compte. Patrick Chesnais est royal, toujours digne quoique malheureux, séduisant malgré lui. Outre le mari, la femme, l’amant, il y a une ribambelle de personnages secondaires réjouissants, qui gravitent autour du club des retraités. Avec eux, loin de la mode et des diktats, Marion Vernoux célèbre le plaisir de boire le midi, de fumer, de lâcher prise. À un moment, alors qu’il fait un froid de canard, la drôle de tribu composée de seniors court à poil ou presque sur une plage… A l’image de ce film aventureux, revigorant et galant, qui envoie joliment valdinguer les principes de précaution. » — Jacques Morice pour Télérama

Ce film est précédé du court métrage:
LA MINA DE ORO (LA MINE D’OR)
Film de Jacques Bonnavent
(Fiction – Mexique – 2010 – 11′ – sans dialogue)

À la cinquantaine passée, Betina connaît l’amour grâce à l’Internet. Elle laisse derrière elle sa vie monotone de la ville pour aller rejoindre son fiancé virtuel, à l’autre bout du pays.

Séances

Vernoux (salle Louis Nodon)
vendredi 19 juillet à 21h
dimanche 21 juillet à 17h
lundi 22 juillet à 21h

Lamastre (centre culturel)
mercredi 17 juillet à 21h
mardi 23 juillet à 21h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 21 juillet à 20h30

Bande annonce

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