LES INNOCENTES

affiche-les-innocentesFilm de Anne Fontaine
(Drame, historique – France, Pologne – 2016 – 1h55)
Avec Lou de Laâge, Vincent Macaigne, Agata Buzek …

SYNOPSIS

Pologne, décembre 1945. Mathilde Beaulieu, une jeune interne de la Croix-Rouge chargée de soigner les rescapés français avant leur rapatriement, est appelée au secours par une religieuse polonaise. D’abord réticente, Mathilde accepte de la suivre dans son couvent où trente Bénédictines vivent coupées du monde. Elle découvre que plusieurs d’entre elles, tombées enceintes dans des circonstances dramatiques, sont sur le point d’accoucher.Peu à peu, se nouent entre Mathilde, athée et rationaliste, et les religieuses, attachées aux règles de leur vocation, des relations complexes que le danger va aiguiser…C’est pourtant ensemble qu’elles retrouveront le chemin de la vie.

CRITIQUE

Un couvent polonais, en 1945. Dehors, dans l’hiver, la guerre s’attarde. L’occupant soviétique est partout, ses soldats rôdent dans le froid comme des bêtes affamées. Quelques mois plus tôt, ces loups sont entrés chez les nonnes, laissant derrière eux une trentaine de femmes traumatisées et — pour quelques-unes — enceintes.
Anne Fontaine, cinéaste éclectique (de Coco avant Chanel à Perfect Mothers ou Mon pire cauchemar), s’est inspirée d’un fait historique réel et du journal intime d’une Française, médecin pour la Croix-Rouge, seul recours des religieuses isolées. C’est cette série de rencontres que développe le film : la progression d’un apprivoisement mutuel, d’une confiance patiemment tissée, visite après visite. Filmée en quasi-huis clos, dans la grisaille du couvent, cette histoire de naissances et de renaissance, tout en scènes délicates et justes, repose en grande partie sur le talent des interprètes. Lou de Laâge est lumineuse, qu’elle donne la réplique à son collègue et amant Vincent Macaigne (dans le rôle d’un faux cynique amoureux) ou qu’elle se confronte à ses patientes polonaises, dont la bouleversante Agata Buzek.
La jeune doctoresse est moderne, rationaliste, athée. Ses patientes cloîtrées sont repliées sur leur secret, leur honte et leur souffrance. Entre ces femmes si différentes, la cinéaste sait pourtant construire un lien fort, salvateur, le rendre crédible et touchant : une affaire de solidarité féminine et, au-delà, de réponse fraternelle à la ­violence du monde. Un transfert progressif de la foi, vers l’humain.
Cécile Mury – Télérama

Ce film est précédé du court métrage
BEAUTY
Film de Rino Stefano Tagliafierro
(Animation – Italie – 2014 – 9’40)

L’histoire des émotions les plus importantes de notre vie, de la naissance à la mort à travers l’animation de tableaux des grands maîtres de la peinture. Une expérience visuelle inédite.

SÉANCES

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