PADDINGTON

affiche PaddingtonFilm de Paul King
(Famille – Angleterre – 2014 – 1h35 – VF)
Avec : Nicole Kidman, Hugh Bonneville, Sally Hawkins, Guillaume Gallienne (voix de Paddington) …
Film tout public à partir de 5 ans

Paddington raconte l’histoire d’un jeune ours péruvien fraîchement débarqué à Londres, à la recherche d’un foyer et d’une vie meilleure. Il réalise vite que la ville de ses rêves n’est pas aussi accueillante qu’il croyait. Par chance, il rencontre la famille Brown et en devient peu à peu un membre à part entière.

« Les Français ont Astérix, les Britanniques Paddington…             L’ourson vedette de Michael Bond, qui donna naissance à une longue lignée de livres pour enfants depuis 1958 est devenu l’objet d’un long métrage qui retrouve tout le charme des productions comiques de Richard Curtis (4 mariages et un enterrement, Notting Hill…), sauf qu’ici, c’est David Heyman (Gravity, Harry Potter) qui est à la production. Celle-ci a déployé le tapis rouge pour le personnage animé favori d’outre-Manche avec des effets-spéciaux étonnants, notamment. L’on note ainsi l’intégration époustouflante de la fourrure sur pattes, figure artificielle, et pourtant, étonnamment bien vivante sous nos yeux. Paddington, ourson trognon, petite créature catastrophe qui casse tout ce qu’elle touche, est vraiment la vedette du film, avec chair et frénésie comique, puisque c’est un personnage attachant, certes, mais c’est surtout une force comique incontestable. Il est loin le temps des maladresses du numérique, quand il s’agissait de donner une flamme de vie aux personnages animés (Aslan, le lion, dans Le Monde de Narnia, et son regard terne, en était une belle illustration). Paddington, dans un univers cossu de blockbuster britannique ravive aussi l’exubérance et le charme mythique de Londres. Quand Paris n’arrive pas à mettre en place des projets d’avenir, la capitale britannique, elle, resplendit, de modernité et d’ambiance intemporelle qui pourrait nous faire croire à la résurrection de Mary Poppins. Paris a dû se contenter de devenir le lieu d’adoption des Schtroumpfs 2, quand Londres, elle, fourmille de lieux cultes pour caresser nos fantasmes de môme, toujours intacts quand il s’agit de voir de façon absurde, un ours débarqué du Pérou, franchissant la Manche en Eurostar, et qui se retrouve adopté pour une nuit, et plus si affinité, par une famille so deliciously British. Mais outre cette ours mal léché, Paddington, c’est également la présence irrésistible de Nicole Kidman. En Cruella des temps modernes, elle compte bien avoir la peau de notre petit mammifère parlant (via la voix de Ben Whishaw en VO et Gallienne en VF), en s’amusant à l’écran à multiplier les péripéties parodiques… Elle était prête à tout pour Gus Van Sant, dans les années 90, elle l’est toujours aujourd’hui, réitérant les exploits de son ancien mari, Tom Cruise dans Mission : Impossible, lors d’une séquence d’intrusion dans la tanière britannique de l’animal, digne des grands moments d’espionnage de la franchise. L’actrice, toujours aussi séduisante, s’amuse à jouer les garces que les enfants vont aimer haïr, et que les papas accompagnateurs vont aimer autrement. La rumeur court que certains sous-entendus adultes du film n’auraient pas plus à certaines commissions de classification conservatrice. C’est pourtant bien léger à ce niveau là. Destiné a priori aux enfants de moins de 10 ans, Paddington est surtout un spectacle pour toute la famille, fédérateur et moteur, qui réconcilie les adultes avec les productions avec petite créature en images de synthèse. Après Scoubidou et Les Schtroumpfs, ce n’était pas gagné d’avance. »
Frédéric Mignard – àVoir – àLire

Séances

Vernoux (espace culturel Louis Nodon)
mercredi 21 janvier à 17h
vendredi 23 janvier à 20h30
samedi 24 janvier à 18h
dimanche 25 janvier à 11h

Bande annonce

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