STAR TREK – INTO DARKNESS

affcihe Star trekFilm de J.J. Abrams
(Science fiction – USA – 2013 – 2h10 – V.F. – 2D & 3D)
Avec: Chris Pine, Zachary Quinto, Benedict Cumberbatch…

Alors qu’il rentre à sa base, l’équipage de l’Enterprise doit faire face à des forces terroristes implacables au sein même de son organisation. L’ennemi a fait exploser la flotte et tout ce qu’elle représentait, plongeant notre monde dans le chaos… Dans un monde en guerre, le Capitaine Kirk, animé par la vengeance, se lance dans une véritable chasse à l’homme, pour neutraliser celui qui représente à lui seul une arme de destruction massive. Nos héros entrent dans un jeu d’échecs mortel. L’amour sera menacé, des amitiés seront brisées et des sacrifices devront être faits dans la seule famille qu’il reste à Kirk : son équipe.

« Quatre ans séparent Star Trek into Darkness de son prédécesseur, brillant reboot qui avait su remettre au goût du jour une franchise jugée, à tort ou à raison, ringarde. Élaboré en pleine obamania, le premier opus incarnait à la perfection l’idéalisme mêlé d’arrogance de ce Président encore épargné par l’usure du pouvoir. Depuis, quatre années ont passé, quatre années à l’issue desquelles l’Amérique ne s’est véritablement soignée d’aucun de ses maux mais a pu, maigre consolation, s’ôter une épine du pied, en éliminant Ben Laden. “Justice a été faite”, clama alors Barack Obama, bouclant symboliquement un premier mandat exercé d’une main de fer dans un gant de velours. Si nul, dans les sphères hollywoodiennes, ne sembla à l’époque questionner les tenants philosophiques d’un tel acte, trois films très récents viennent de le faire, avec force : Zero Dark Thirty, Iron Man 3, et Star Trek into Darkness, donc. Kathryn Bigelow, tout en embrassant le point de vue martial des exécutants, en révélait in fine la folie et la part d’aliénation ; Shane Black supposait de son côté que Ben Laden n’était qu’un bouffon, servant d’alibi à un ennemi intérieur bien plus dangereux ; quant à J. J. Abrams, il imagine quels secrets auraient pu révéler la bête noire de l’Amérique si, au lieu de l’éliminer brutalement, on lui avait laissé la possibilité de s’expliquer. Plus précisément, il s’agit cette fois pour l’équipage de l’USS Enterprise de mettre fin aux agissements d’un terroriste intergalactique sans attirer l’attention de la nation ennemie qui l’héberge (les Klingons), afin de ne pas provoquer de casus belli. Toute ressemblance avec des événements réels (pakistanais, par exemple) serait, bien sûr, purement fortuite… D’une certaine façon, le film d’Abrams est une réponse à celui de Bigelow, et si les “Dark(ness)” des titres se font écho, c’est pour mieux affirmer ce qui les oppose : absolue luminosité de ce Star Trek qui ne vise, esthétiquement, politiquement, qu’à extraire ses personnages de l’ombre dans laquelle ils sont plongés, à l’image d’un pays lassé par une décennie de guerre. Pour y parvenir, il faut toute la malice et l’ingéniosité du soldat Abrams, pas toujours aidé par un scénario un brin confus. Sa force, il le prouve une nouvelle fois ici, tient dans son génie du mouvement perpétuel et dans sa gestion du trop-plein. Personne aujourd’hui ne sait mieux filmer une scène d’action ultracomplexe, regorgeant à ce point de personnages, de véhicules, d’espaces, voire de temporalités différentes. Abrams expérimente ici pour la première fois la 3D, et prouve aux sceptiques qu’il n’y a nulle fatalité à l’inanité courante de cette technologie. Dans les mains du réalisateur de Super 8, elle offre une richesse picturale prodigieuse. Chaque plan ressemble à un Rubik’s Cube dont les couleurs chatoyantes, sans cesse reconfigurées, dessinent un univers aux mille possibles, sans haut ni bas, sans gauche ni droite – un pur thrill. Souvent vertigineux, en prise avec le présent, Star Trek into the Darkness est bien plus que l’énième jouet d’un enfant gâté : c’est une utopie, la vision d’un monde juste où, peut-être, grâce à la raison, la guerre des étoiles n’aura pas lieu. »
Jacky Goldberg – Les Inrocks

Séances

Vernoux en Vivarais (salle Louis Nodon)
mercredi 10 juillet à 18h (3D)
samedi 13 juillet à 21h (3D)
lundi 15 juillet à 18h (2D)

Lamastre (Séance en plein air, préau de l’école publique)
vendredi 12 juillet à 22h (2D)

Lamastre (Centre culturel)
lundi 15 juillet à 21h (2D)

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