TWENTY FEET FROM STARDOM

affiche Twenty feet from stardomFilm de Morgan Neville
(Documentaire – USA – 2013 – 1h27 – V.O.S.T.)
Avec: Darlene Love, Lisa Fischer, Judith Hill …
Film programmé dans le cadre de la fête de la musique

Nous sommes des millions à connaître leurs voix, mais personne ne connaît leurs noms. Twenty Feet from Stardom raconte l’histoire secrète des choristes qui se cachent derrière les plus grands hits de la musique populaire. C’est une célébration de ces voix de l’ombre, de ces performances d’exception qui, au-delà de la lumière des projecteurs, du fond de la scène, apportent tellement à ces chansons que nous connaissons tous. Le film suit une demi-douzaine de ces chanteurs de talent à travers l’histoire de la musique. Chacun a sa propre expérience à partager, en marge de la gloire et des stars mondiales. Ils représentent des styles musicaux variés, illustrent des époques différentes, mais tous font partie de la grande famille des voix qui nous font vibrer. Leur tour est venu d’entrer dans la lumière…

« Elles s’appellent Merry Clayton, Darlene Love, Lisa Fisher, Judith Hill… Des noms qui ne vous disent peut-être rien, mais leurs voix sublimes vous ont forcément touchés. Vous les avez écoutées en boucle, de Sympathy for the devil à Proud Mary ou Thriller. Un jour ou l’autre, elles vous fait danser, tanguer, rêver. ­Twenty Feet from stardom est un hommage vibrant à toutes les divas de l’ombre, ces choristes sans lesquelles tant de chansons mythiques auraient aussi peu de relief qu’une vieille pochette de 33 tours. Des Rolling Stones à Joe Cocker, en passant par Stevie Wonder ou Michael Jackson, ces discrètes enchanteresses hantent toute l’histoire de la pop. Le documentariste américain Morgan Neville les a retrouvées une à une, suivies dans leur travail et dans leur quotidien. Les souvenirs et les vocalises de plusieurs générations de femmes se fondent et se répondent, « choeur » inspiré, passionné, fervent, que rien ne peut étouffer : ni l’étrange et paradoxal statut qui les a presque toutes maintenues à l’orée de la gloire, ni les embûches multiples d’un show-biz souvent exploiteur, cruel et oublieux. Et pour une fois, dans ce film, ce sont les stars, de Sting à Stevie Wonder, Bruce Springsteen ou Mick Jagger, qui, par leurs réflexions et leur témoignage, jouent les « choristes ». Comme dit Lou Reed dans Walk on the wild side, la chanson qui ouvre le film : « And the coloured girls go (et les filles de couleur font) : Doo, do-doo, do-doo… » Car cette tranche d’histoire de la musique raconte une révolution : l’irruption des chanteuses noires américaines, de leur son et de leurs sources d’inspiration (gospel, negro spiritual) dans les années 1960. Naissance de la soul, bouillonnement artistique des années 1960 et 1970, âge d’or du vinyle… En recueillant toutes ces paroles et toutes ces notes, en collectant de précieuses archives (Ike et Tina Turner accompagnés de leurs « Ikettes », Ray Charles interprétant What ‘d I say), le film devient une grande fresque qui dépasse le champ artistique, où l’on perçoit, en filigrane, les convulsions de l’Amérique de l’époque : la lutte pour les droits civiques, l’évolution de la condition féminine. Devant la caméra et au micro se succèdent des femmes exceptionnelles, des tempéraments volcaniques ou malicieux, aussi fortes et fascinantes que leurs voix. On se régale, par exemple, des retrouvailles pétillantes d’une Darlene Love avec son groupe « de filles » des sixties, les Blossoms. Peu importent l’âge, les épreuves : elles brûlent toujours du même feu sacré, connaissent toujours cette alchimie merveilleuse qui permet au choeur d’être un peu plus que la somme de toutes les voix. Comme ce film qui, grâce à elles, est un peu plus qu’un simple documentaire musical.  »
Cécile Mury – Télérama

Séances

Vernoux (espace culturel Louis Nodon)
jeudi 19 juin à 20h30
samedi 21 juin à 21h (séance annulée)
lundi 23 juin à 18h

Bande annonce

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