UN CHÂTEAU EN ITALIE

affiche un chateau en ItalieFilm de Valeria Bruni Tedeschi
(Comédie dramatique – France – 2013 – 1h44)
Avec: Valeria Bruni Tedeschi, Louis Garrel, Filippo Timi, Xavier Beauvois, André Wilms …

Louise rencontre Nathan, ses rêves ressurgissent. C’est aussi l’histoire de son frère malade et de leur mère, d’un destin : celui d’une grande famille de la bourgeoisie industrielle italienne. L’histoire d’une famille qui se désagrège, d’un monde qui se termine et d’un amour qui commence.

“(…) Pour son troisième film en tant que réalisatrice – après Il est plus facile pour un chameau… (2003) et Actrices (2007) –, Valeria Bruni Tedeschi tire toujours sur le même fil, creuse le même sillon avec une lame de plus en plus affûtée (…). Encore une fois, Un château en Italie raconte en gros l’histoire d’une actrice complètement flippée, issue d’une richissime famille turinoise un peu dégénérée, décalée avec les réalités de la vie moderne, où le snobisme et la folie font bon ménage. Elle a seulement vieilli, et se trouve confrontée à des problèmes de son âge : faire le deuil de son enfance (le château familial qu’il faudrait vendre), être mère. S’il faut chercher une source d’inspiration à Bruni Tedeschi, c’est du côté de Woody Allen ou de Nanni Moretti qu’il faut aller la chercher. Et personne n’a jamais cru qu’ils racontaient leur vraie vie. Si le récit d’Un château en Italie exprime, encore plus et mieux que dans ses films précédents, une cruauté et une certaine agressivité vis-à-vis de certains personnages, il est absolument impossible de négliger qu’il s’en prend avant tout à son personnage principal, Louise, interprétée par la réalisatrice en personne. Et le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’épargne pas son double de cinéma, le décrivant comme une personne égoïste, capricieuse, hautaine, paresseuse, manifestant assez fréquemment une forme très désagréable de mépris social à l’égard de ceux qui travaillent à son service ou qui ne lui semblent pas faire partie du même monde qu’elle. Il n’y a aucune gentillesse dans ce regard-là. Valeria Bruni Tedeschi affronte ses fantômes ou ceux de sa classe d’origine sans mollesse aucune. Le personnage d’ancien ami de la famille, aujourd’hui banni pour avoir trop profité d’eux et les avoir trahis (interprété par Xavier Beauvois), est à ce titre l’un des plus beaux du film. De plus, comme son personnage d’actrice ayant abandonné le métier, Valeria Bruni Tedeschi a su prendre de la distance avec le monde de la scène, qui plombait beaucoup Actrices d’un discours un peu convenu et très théâtreux alors que l’intérêt du film résidait déjà dans ses aspects familiaux. Si là encore, elle fait appel à Tchekhov pour inspirer son récit et attendrir son ton de touches mélancoliques, elle n’en fait pas une référence culturelle pesante, elle l’intègre merveilleusement à son propre univers. Enfin, la réalisatrice n’a rien perdu de son humour. Un humour certes vache, extrêmement destructeur, mais qui surprend toujours par sa douce folie. Qui raille la mère radine comme la belle-mère désinhibée, le beau-père don juan ou l’amoureux qui veut bien lui faire un enfant mais pas devenir père… Ce film extrêmement tenu, malgré ses multiples fils narratifs, mérite tous les éloges… La mort d’un proche, le désir de maternité, l’élan d’un nouvel amour : Valeria Bruni Tedeschi joue à nouveau avec la pelote de l’autobiographie de façon lucide et affûtée. »
Jean-Baptiste Morain – Les Inrocks

Ce film est précédé du court métrage:
LA TÊTE DANS LE VIDE
Film de Sophie Letourneur
(Fiction – France – 2004 – 9’30)

Guillemette en est certaine, son histoire avec ce garçon va mal tourner. Sujet récurrent des conversations avec ses copines, Alice et Sophie, la confidence vire à la litanie lors d’une soirée arrosée

Séances

Vernoux (salle Louis Nodon)
samedi 30 novembre à 18h
dimanche 01 décembre à 17h
lundi 02 décembre à 20h30

Lamastre (centre culturel)
jeudi 28 novembre 20h30
vendredi 29 novembre à 21h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 01 décembre à 20h30

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