WADJDA

affiche WadjdaFilm de Haifaa Al Mansour
(Drame – Arabie Saoudite – 2013 – 1h37 – V.O.S.T.)
Avec : Waad Mohammed, Reem Abdullah, Abdullrahman Al Gohani …

Wadjda, douze ans, habite dans une banlieue de Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite. Bien qu’elle grandisse dans un milieu conservateur, c’est une fille pleine de vie qui porte jeans et baskets, écoute du rock et ne rêve que d’une chose : s’acheter le beau vélo vert qui lui permettra de faire la course avec son ami Abdallah. Mais au royaume wahhabite, les bicyclettes sont réservées aux hommes car elles constituent une menace pour la vertu des jeunes filles. Wadjda se voit donc refuser par sa mère la somme nécessaire à cet achat. Déterminée à trouver l’argent par ses propres moyens, Wadjda décide alors de participer au concours de récitation coranique organisé par son école, avec pour la gagnante, la somme tant désirée. Dès ce pitch, on réalise que Wadjda est très finement écrit, le personnage utilisant les moyens d’un système théocratique pour les retourner contre lui et s’émanciper. Mais le film présente bien d’autres vertus. Il montre les rues d’une ville saoudienne, la vie d’une famille de la classe moyenne, la condition féminine, l’école, les mille stratégies par lesquelles se libèrent les jeunes filles, la coexistence entre traditions archaïques et modernité globalisée. Topographiquement, sociologiquement, Wadjda est très précis, bourré d’informations pour nous qui n’avons jamais posé le pied au royaume des Saoud, et Al-Mansour ne faiblit pas pour capter notre attention. Les acteurs et actrices sont au diapason, emmenés par la petite Waad Mohammed, irrésistible de malice, héroïne de poche qui écoute du rock et brave tous les pouvoirs. Wadjda est le tout premier film saoudien de l’histoire. Son auteur n’est pas un Saoudien mais une Saoudienne, ce qui en redouble la singularité et la puissance séditieuse. Mais le plus important, c’est que Wadjda est un excellent film. Pour l’Arabie Saoudite, mais plus encore pour la cause féminine et pour le cinéma, ce coup d’essai est un coup de maître.

Ce film est précédé du court métrage:

CONTO DE VENTO
Film de Claudio Jordao & Nelson Martins (Animation- Portugal – 2011 – 12’00 » – V.O.S.T.)

Salva possède le don de ressentir la vie de la nature à travers son corps. Avec Abia, sa mère, elle vit dans la foret, au bord de la rivière. Les villageois ne les aiment pas et ont peur de cette différence.

Séances

Vernoux (salle Louis Nodon)
samedi 16 mars à 18h
dimanche 17 mars à 17h
lundi 18 mars à 20h30

Lamastre (centre culturel)
jeudi 14 mars à 21h
vendredi 15 mars à 21h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 17 mars à 20h30

Bande annonce

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